Chief Happiness Officer : le Responsable du Bonheur au Travail

Qui a dit que bonheur au travail rimait avec manque de productivité ? Sûrement pas nous ! Chief happiness officer, feel good manager, happiness manager, on pourrait croire ces drôles de noms tout droit sortis d’un film à l’américaine. Et pourtant… Depuis 2005 en France, c’est ainsi qu’est nommé le responsable du bonheur au travail. Née dans les start-ups de la Silicon Valley, cette nouvelle profession à la mode vise à rendre les collaborateurs plus performants, tout en s’assurant de leur bien-être et développement. Retour sur cet incroyable phénomène made in USA !

L’urgence face aux désengagements dans les entreprises

Le saviez-vous ? Les salariés français comptent parmi les plus désengagés d’Europe : seulement 11 % des collaborateurs sont engagés, contre 30 % activement désengagés. Un collaborateur activement désengagé est typiquement celui qui se dit en arrivant au bureau : « Que vais-je bien faire aujourd’hui pour enquiquiner bien comme il faut mon entreprise ? ». Alors oui, chers collègues, l’heure est grave…

Mais, ne jetons pas la pierre aux démotivés ! Ceux-là se contentent du minimum syndical, sans trop exprimer leur mécontentement. À priori, pas très méchants. Selon l’institut Gallup, les managers sont loin d’être exemplaires en matière d’investissement au travail : seulement 8 % sont engagés au travail, soit 2 % mieux que les collaborateurs. C’est à se poser de sérieuses questions !

Mais alors, comment passe t-on du côté obscur de la force ? Pour Isaac Getz, professeur à l’ESCP Europe et auteur de livres, les raisons à cela peuvent être multiples :

  • Impression de ne pas être entendu ou compris par la hiérarchie.

  • Profond désir de sabotage qui émane d’un conflit avec le manager.

  • Valeurs idéologiques ou spirituelles en opposition avec le travail ou l’entreprise.

Décidément, le marché français a tout l’air d’un eldorado pour les CHO. L’objectif devient alors évident : rendre les salariés plus heureux pour une entreprise plus productive. En d’autres termes, le feel good manager cherche à améliorer le taux d’engagement en entreprise.

Pourquoi recruter un Chief Happiness Officer ?

La question fatidique… Un chief happiness officer a t-il vraiment sa place dans nos environnements de travail en France ? Est-ce LA solution pour des salariés heureux ? Selon le communiqué de presse Lavazza sur le bonheur et bien-être au travail, 79 % des cadres français estiment que le CHO a un impact positif sur la productivité des salariés.

En tant qu’employeur, il est de votre devoir de veiller au maintien de la motivation, ainsi qu’à l’harmonie interne. Les entreprises qui s’engagent désormais dans l’humanisation du travail ont compris comment valoriser leur image de marque, en mettant en avant leur capacité de gestion du mal-être au travail.

À cela s’ajoute les nouvelles attentes de la génération Y et Z. L’épanouissement au travail fait partie des exigences premières de ces jeunes salariés en matière de recrutement et de fidélisation. Le métier de responsable du bonheur au travail est devenu un quasi-indispensable pour attirer ces nouveaux talents. Vous avez donc tout à intérêt à miser dessus…

Les missions du Happiness Manager

Ses missions sont très différentes d’une entreprise à l’autre, mais le métier de Happiness manager est davantage centré sur les conditions de travail que l’organisation en elle-même. Certains ambassadeurs du bien-être au travail se contentent d’organiser des petits-déjeuners et des évènements conviviaux, alors que d’autres mettent à disposition des services spécifiques tels que des cours de sport, une conciergerie, ou encore crèche d’entreprise. Tout un programme bien alléchant !

Ces activités ludiques viennent le plus souvent en second plan, car au-delà d’instaurer une ambiance de travail positive et d’assurer le bien-être des salariés, le CHO devra :

  • identifier les problèmes en interne ;

  • trouver des solutions appropriées ;

  • accueillir et veiller à l’intégration des nouveaux salariés ;

  • organiser la communication interne (via les newsletters, challenges, ateliers d’écoute, etc) ;

  • veiller à la convivialité des espaces de travail.

Comment trouver un CHO digne de ce nom ?

Beaucoup deviennent ambassadeurs du bonheur au travail suite à des expériences professionnelles pour le moins… chaotiques. Cette fonction support transversale recense en France près de 150 CHO. Vous n’avez en fait que l’embarras du choix !

Souvenez-vous que tous les Happiness manager n’ont pas les mêmes caractéristiques. Pour trouver un Chief happiness officer digne de ce nom, faites d’abord le point sur les missions que vous comptez lui confier. Avant de diffuser l’offre d’emploi en externe, il serait intéressant de détecter les ressources intéressantes -et intéressés- par le poste en interne. Sachez aussi que le métier requiert de solides bases en management et en psychologie, mais pas nécessairement en RH.

Enfin, appréciez des qualités telles que le sens du contact, le goût du challenge, et une réelle envie de réinventer le monde professionnel… Restez donc attentif aux actions menées par vos collaborateurs, car vous trouverez peut-être la perle rare parmi eux !

Derrière ce métier « marchand de bonheur » se trouve surtout un enjeu business. Parce que des salariés bien dans leurs baskets, c’est avant tout un gage de performance pour l’entreprise. Le métier d’Happiness manager s’inscrit clairement dans l’ère du temps, mais pour être bénéfique, il doit naître d’un véritable besoin décelé en interne. Améliorer le quotidien des salariés, dans une agitation permanente, sont-elles vraiment là les clés du bonheur au travail ?

Il ne faut pas minimiser l’impact du CHO au sein d’une organisation, notamment dans la prévention des maladies liées au stress. On vous le disait, ce mal ronge 9 travailleurs sur 10 en France. Il est donc devenu essentiel de sensibiliser les salariés ! Vous trouverez tous ces détails et bien plus encore notre article : Stress au travail : comment en venir à bout ?

Objectifs : Développer les conditions pour agir de manière plus lucide et vertueuse pour soi et les autres.

Serious game > Saison Une histoire singulière

27 épisodes (de 5 à 30 mins)

  • 7h30 de scénarios interactifs & 6h d'exercices guidés 
  • Des jeux et exercices à réaliser à plusieurs 
Fondamentaux

Modalités : 4 épisodes - Temps total : 1h15

 

Synopsis : Suite à la naissance de Myriam, ses parents découvrent comment certains mécanismes façonnés dès notre enfance influencent leurs comportements.

 

Objectifs : Appréhender les mécanismes internes qui influencent nos comportements sous l'angle de l'Analyse Transactionnelle.

 

Épisodes :

  • Appréhender sa valeur et celles des autres

  • Satisfaire ses soifs

  • La structure de la personnalité

  • Se raconter l'histoire de sa vie

Conscience de soi

Modalités : 10 épisodes - Temps total : 3h15 de scénarios interactifs + 1h d'exercices guidés

 

Synopsis : Myriam qui est stressée à cause d'une charge de travail élevée qu'elle subit, va apprendre à accompagner ses émotions et réguler ses états internes. Et pour que la situation évolue, elle va explorer ses croyances limitantes pour oser dire non et préserver sa charge mentale.

 

Objectifs : Développer une conscience plus aiguisée de la façon dont je perçois, traite et interprète les pensées et émotions. Influer sur son corps, pour agir avec plus de lucidité, sérénité et authenticité.

 

Capacités & Épisodes : ➡️ 3 niveaux de développement

 

Influencer ses modèles mentaux : Comprendre les différents mécanismes et filtres qui construisent notre réalité. Appréhender sa relation aux choix. Rationaliser et nuancer ses réactions face à des situations difficiles. Prendre conscience de ses réactions automatiques, pour pouvoir faire évoluer ses comportements.

  • Un réalité, des réalités

  • Je vois ce que je crois

  • Choisir en conscience

  • Faire évoluer ses pensées automatiques

 

Accompagner ses émotions : Ressentir et identifier les émotions. Appréhender les sentiments parasites et accompagner les émotions authentiques. Appréhender l'intelligence émotionnelle.

  • Les émotions, logique !

  • Au cœur des émotions

  • Vers l'intelligence émotionnelle

 

Influer sur son corps : Être capable de réguler sa respiration et son rythme cardiaque pour diminuer son stress. Choisir, susciter et stabiliser un état interne positif dans des situations vécues ou à venir.

  • Gérer son stress

  • Vivre au bon rythme

  • Se faire un "bon film"

Estime de soi

Modalités : 13 épisodes - Temps total : 2h30 de scénarios interactifs + 5h d'exercices guidés

 

Synopsis : Myriam qui souhaite voir évoluer sa carrière professionnelle va développer sa capacité à agir, prendre conscience de ses besoins, capacités et aspirations, pour se découvrir au meilleur d'elle-même et enfin, se sentir à sa place.

 

Objectifs : Intégrer ses besoins et valeurs, et favoriser une image positive de soi-même. Développer sa capacité à agir de manière vertueuse vers un contexte souhaité, en mobilisant ses habilités.

 

Capacités & Épisodes : ➡️ 3 niveaux de développement

 

Appréhender & satisfaire ses besoins : Prendre conscience et satisfaire ses valeurs, besoins personnels et interpersonnels pour développer son énergie.

  • De la survie à la réalisation de soi

  • Entre convictions et sens de la vie

  • Besoins interpersonnels et estime de soi

 

Intégrer sa valeur : Prendre conscience de sa valeur, de ses réalisations probantes et capacités pour développer ses points d'appui.

  • Et mes fiertés alors ?

  • Sur quoi puis-je m'appuyer ?

  • L'expérience de se voir belle/beau

 

Déterminer ses aspirations : Définir des objectifs SMARTS et se projeter dans un futur désirable, à partir de ses envies et aspirations personnelles.

  • La liste de mes envies

  • Définir le cap

  • Aller vivre en harmonie

 

Faciliter sa capacité d’action : Expérimenter de nouveaux comportements avec efficacité et en toute sécurité.

  • Vivre de nouvelles expériences

  • Préserver son écologie

  • Je suis ok ! Et pas "seulement si"

Bonus (disponible dans le parcours complet ou la méta-capacité) :

  • Une surprise ! 😉

Estime de soi

Une histoire singulière

Myriam nait "Princesse", être en devenir, ses premières nécessités sont de satisfaire ses besoins vitaux auprès de son entourage. Elle va alors déployer des stratégies dont les résultats vont l'amener à construire ses premières convictions, qui façonneront sa personnalité.

Ainsi prendra forme sa carte du monde et avec elle, l'histoire de sa vie qui s'écrit inconsciemment. Elle constituera une part conséquente du chemin qui la dirigera vers son destin.

Devenue adulte elle est confrontée à une surcharge de travail, du stress, la peur de dire non... Mais douée d'une plus grande capacité de jugement, s'offre à elle la possibilité d'agir en conscience, ou comme une marionnette tirée par des fils, en faisant corroborer le monde avec sa carte et son histoire.

Elle décide alors de découvrir ses filtres, croyances et émotions qui guident sa vie et développe son estime de soi. En développant sa capacité d'agir en harmonie avec son identité et ses besoins, elle devient alors pleinement actrice de sa vie professionnelle !

Et si cette histoire était la vôtre ? ;)