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Santé mentale – Grande cause nationale 2026 : l’année où la prévention devient (vraiment) une politique publique

par | 3-02-26

En France, la santé mentale a longtemps été traitée comme un sujet périphérique : important, mais souvent relégué au registre de l’intime, du “personnel”, du non-dit.

Or, depuis plusieurs années, les signaux sont trop nets pour être ignorés : augmentation des épisodes dépressifs, renoncement aux soins, fragilisation des jeunes, tensions accrues au travail, fatigue collective.

Dans ce contexte, la décision de prolonger en 2026 la “Grande cause nationale” dédiée à la santé mentale, dans la continuité de 2025, marque un cap politique : faire de la santé mentale une réalité tangible dans la vie quotidienne, et pas seulement une campagne d’affichage. 

Ce prolongement s’inscrit dans un message clair : « Parlons santé mentale ! ».  Un mot d’ordre volontairement simple, car l’enjeu principal est souvent là : rendre le sujet dicible, compréhensible, et actionnable.

SOMMAIRE

1 - "Grande cause nationale” : ce que cela change concrètement en 2026

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Le label “Grande cause nationale” n’est pas qu’un symbole. Il s’inscrit dans un cadre qui permet notamment la diffusion gratuite de messages sur les sociétés publiques de radio et de télévision, afin de donner une portée massive aux campagnes d’intérêt général. 

Mais l’essentiel, en 2026, est ailleurs : le Gouvernement affirme vouloir passer d’une sensibilisation large (indispensable) à une phase plus opérationnelle, en orientant l’action vers :

  • une mobilisation interministérielle (école, travail, santé, territoires),
  • un soutien renforcé aux initiatives locales,
  • une meilleure circulation de l’information et des ressources d’aide,

et une ambition : installer la santé mentale comme un sujet du quotidien, au même titre que la santé physique.

2 - Un enjeu de santé publique… et de performance collective

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Le débat ne porte plus sur l’existence du problème, mais sur sa prise en charge.

Les données les plus récentes publiées par Santé publique France sont particulièrement éclairantes : en 2024, 15,6% des adultes (18–79 ans) ont vécu un épisode dépressif caractérisé sur 12 mois, et plus d’une personne sur deux concernée n’a pas consulté de professionnel. Autrement dit : la prévalence est élevée, et le non-recours est massif. 

Ce point est déterminant pour comprendre l’orientation 2026 : parler ne suffit pas si l’on ne sait pas où aller, quand consulter, et comment être orienté sans attendre une dégradation sévère.

Enfin, la campagne publique insiste sur un autre verrou : le tabou, et les confusions persistantes entre “coup de fatigue”, “stress”, “trouble psychique”, “handicap psychique”, “burn-out”, etc.
L’objectif de 2026 est aussi de clarifier, sans médicaliser à outrance, pour réduire la stigmatisation et favoriser l’accès à l’aide au bon moment.

3 - Les priorités 2026 : du slogan à une stratégie d’impact

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La ligne directrice présentée par l’exécutif est explicite : rendre la santé mentale visible, compréhensible et accessible dans la vie de tous les jours. (info.gouv)

Concrètement, cela se traduit par quatre axes d’action (que l’on retrouve dans les communications institutionnelles et leurs déclinaisons territoriales) :

 

A) DÉSTIGMATISER : installer une parole “socialement possible”

L’enjeu est d’abaisser le coût social de la parole : pouvoir dire “je ne vais pas bien” sans craindre d’être jugé, mis à l’écart, ou disqualifié. La page “six leviers pour agir” insiste sur des verbes d’action très opérationnels (oser, reconnaître, se confier, écouter, accompagner, consulter), conçus comme des repères simples pour le grand public.

 

B) PRÉVENIR ET REPÉRER PLUS TÔT : agir avant la rupture

La prévention efficace est rarement spectaculaire : elle repose sur des signaux faibles, une vigilance collective, et des environnements moins délétères (organisation du travail, qualité du soutien social, accès à des ressources). C’est précisément ce qui rend le sujet “politique” : la santé mentale n’est pas uniquement une affaire individuelle.

 

C) ORIENTER MIEUX : réduire le non-recours

Les chiffres de non-consultation soulignent un besoin clé : faciliter l’orientation, clarifier les portes d’entrée, rendre visibles les ressources fiables, éviter le labyrinthe.

 

D) SOUTENIR LES TERRITOIRES : amplifier ce qui marche déjà

L’État met en avant une logique d’appui aux initiatives locales, pour ancrer la santé mentale dans des lieux de vie : établissements scolaires, associations, collectivités, entreprises, services publics. 

4 - Santé mentale au travail : le rôle d’un acteur comme ilyCoach (repères, prévention, compétences)

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Pour une entreprise, l’enjeu n’est pas de “faire de la psychologie”, mais de créer un environnement où l’on prévient mieux, où l’on repère plus tôt, et où l’on oriente correctement.
Dans cette démarche, un acteur comme ilyCoach peut contribuer à un niveau très concret : outiller, former, structurer des réflexes, sans prétendre remplacer les professionnels de santé.

A) Acculturer : remettre des repères simples et fiables

Beaucoup de tensions naissent de confusions (“stress” vs “épuisement”, “baisse de régime” vs “décrochage”, etc.). Le premier levier, souvent sous-estimé, c’est d’apporter :

  • un vocabulaire commun,
  • des repères sur les signaux d’alerte,
  • des recommandations de bonnes pratiques (communication, charge, récupération, droit à la déconnexion…).

Objectif : rendre le sujet compréhensible et praticable dans la vie d’équipe.

B) Outiller les managers : posture, écoute, limites

Les managers sont en première ligne, mais ils manquent parfois d’un cadre clair : quoi dire, quoi éviter, comment réagir sans maladresse. Là, ilycoach peut aider via des formats sobres et pédagogiques (ateliers, coaching collectif, contenus) autour de :

  • l’écoute et la qualité de la relation,
  • la sécurité psychologique,
  • la gestion des situations sensibles (sans intrusion),
  • et surtout les limites de rôle (ne pas diagnostiquer, ne pas “porter” seul la situation).

Objectif : professionnaliser la posture sans “thérapeutiser” le management.

C) Agir sur le quotidien : micro-pratiques d’équipe qui protègent

Sans déployer une “usine à gaz”, certaines pratiques ont un impact réel si elles sont tenues dans le temps :

  • clarification des priorités (ce qui est important vs urgent),
  • points réguliers sur charge/capacité,
  • règles de fonctionnement (réunions, interruptions, horaires),
  • rituels de feedback et de reconnaissance.

Objectif : une prévention “par le travail réel”, plus efficace qu’une sensibilisation ponctuelle.

D) Rendre l’orientation plus simple (sans promettre l’accès aux soins)

L’un des freins majeurs, c’est “je ne sais pas où aller”. Même sans créer un dispositif médical, une entreprise peut améliorer la situation en rendant plus visibles :

  • les interlocuteurs internes (RH, référent, médecine du travail selon organisation),
  • les ressources externes fiables,
  • la conduite à tenir si l’on s’inquiète pour soi ou pour un collègue.

Objectif : réduire le non-recours et éviter l’isolement.

E) Mesurer de façon utile : objectiver les situations pour mieux agir

La prévention efficace repose aussi sur la capacité à objectiver certaines situations, sans tomber dans une logique de contrôle excessif.
Selon la maturité de l’organisation et les enjeux identifiés, cela peut aller d’un suivi de quelques indicateurs clés à des audits QVCT ou RPS plus structurés.

Les signaux observés peuvent notamment porter sur :

  • l’absentéisme court et répété, analysé par tendances et par collectifs,
  • le turnover et les marqueurs de désengagement,
  • les irritants organisationnels récurrents, issus de baromètres, questionnaires anonymes ou temps d’échange collectifs.

Lorsqu’un besoin plus fin apparaît, un audit ciblé permet d’aller au-delà des symptômes pour analyser les causes organisationnelles réelles : charge, priorisation, modes de fonctionnement, pratiques managériales, marges de manœuvre.

L’enjeu n’est pas de produire un diagnostic théorique, mais de traduire les constats en leviers d’action concrets, compréhensibles et activables par les équipes et les managers.

Objectif : éclairer la décision, sécuriser les actions de prévention et ajuster durablement le fonctionnement collectif  sans stigmatiser ni surveiller les individus.

Conclusion : transformer la “grande cause nationale 2026” en actions concrètes

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Le prolongement en 2026 envoie un signal : la santé mentale n’est plus un sujet “annexe”, mais un enjeu transversal – social, sanitaire, éducatif, économique. L’ambition affichée est claire : passer du discours à une réalité quotidienne, portée par les territoires et des actions concrètes. 

Pour les organisations, la lecture est tout aussi claire : en 2026, l’enjeu n’est pas d’ajouter une action de plus, mais de professionnaliser l’approche :

  • prévenir plutôt que réparer,
  • orienter plutôt que “gérer”,
  • agir sur le travail réel plutôt que culpabiliser les individus,
  • piloter avec des indicateurs simples plutôt qu’avec des intentions.

Si 2026 réussit, on ne parlera pas seulement “plus” de santé mentale : on parlera mieux, plus tôt, et avec de vraies portes de sortie.

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