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La santé des dirigeants en 2025 : 5 leviers pour en faire un atout stratégique

par | 1-12-25

En QVCT, on parle beaucoup des équipes. Beaucoup moins de la santé des dirigeants.

Pourtant, les chiffres 2025 sont clairs : selon le baromètre de la Fondation MMA des Entrepreneurs du Futur et de Bpifrance Le Lab, 82 % des dirigeants déclarent souffrir d’au moins un trouble physique ou psychologique, et seuls 68 % se considèrent en bonne santé mentale, en nette baisse par rapport aux années précédentes. 

Les troubles les plus fréquents : troubles du sommeil, troubles anxieux, mal de dos… sont tous en hausse depuis trois ans.
L’étude “Santé mentale des dirigeants : sortir du tabou, bâtir une culture de résilience” de l’Institut Choiseul confirme : stress hebdomadaire, sommeil insuffisant, difficulté à décrocher, sentiment de solitude au sommet.

Ce n’est donc plus une intuition : la santé des dirigeants se fragilise. Et cela a un impact direct sur la façon dont les entreprises sont pilotées.

SOMMAIRE

1 - Pourquoi la santé des dirigeants est un enjeu stratégique ?

la-santé-des-dirigeants

La santé d’un dirigeant n’est jamais seulement “personnelle”. Elle se reflète dans sa manière de décider, de communiquer, d’incarner un cap.

Un dirigeant épuisé va plus facilement :

  • trancher dans l’urgence plutôt que dans le recul,
  • repousser certains arbitrages importants,
  • s’enfermer dans un mode “réaction” permanent.

À l’inverse, quand la santé des dirigeants est préservée :

  • les priorités sont mieux hiérarchisées,
  • les décisions sont plus lisibles et assumées,
  • la vision à moyen terme ne disparaît pas derrière le court terme.

Le dirigeant donne aussi le ton de la culture interne.
S’il s’autorise à parler de charge, de limites, de récupération, il ouvre la voie à une approche plus mature de la performance. Au contraire, s’il reste dans le registre “je tiens coûte que coûte”, il renforce les logiques d’épuisement pour tout le monde.

2 - Pourquoi est-ce si difficile pour les dirigeants de prendre soin d’eux ?

la-santé-mentale-des-dirigeants

Face à ces constats, une question revient souvent : “Si tout le monde voit bien que ça tire, pourquoi si peu de dirigeants changent vraiment de pratiques ?”

Le mythe du dirigeant “qui tient”

Les analyses autour du rapport Choiseul rappellent qu’une forme d’omerta pèse encore sur la santé mentale au travail, et plus encore au niveau des dirigeants : difficulté à évoquer ses fragilités, peur de perdre la face, crainte d’être perçu comme moins légitime…

Parler de stress, de fatigue ou de doutes reste délicat. On préfère serrer les dents, avancer, repousser le moment où l’on devra dire “stop”.

 

Le “je n’ai pas le temps”

Autre frein classique : tout passe avant !

  • urgences clients,
  • enjeux de trésorerie,
  • projets stratégiques,
  • difficultés RH…

Dans le baromètre MMA/Bpifrance, 1 dirigeant sur 3 renonce à une consultation médicale, principalement par manque de temps ou pour se consacrer à son activité.

La santé du dirigeant reste tout en bas de la pile, alors même qu’elle conditionne tout le reste !

 

La solitude au moment de décider

Enfin, beaucoup de dirigeants évoquent une solitude structurelle :

  • pas de pair direct en interne,
  • craintes d’inquiéter les associés ou le conjoint,
  • volonté de protéger les équipes de certaines tensions.

Cette solitude nourrit un effet “cocotte-minute” : la pression monte, mais peu d’espaces existent pour la déposer et la travailler.

3 - Quatre leviers concrets pour mieux protéger la santé des dirigeants

bien-être-des-dirigeants

La bonne nouvelle, c’est qu’il existe des marges de manœuvre, même dans des contextes très chargés. 

Voici quatre leviers réalistes à activer : 

#1 – Commencer par un vrai auto-diagnostic… et oser en parler quand c’est nécessaire

Avant de lancer des dispositifs, le premier levier est souvent le plus simple (et le plus exigeant) : prendre le temps d’un vrai check-up personnel.

Pas un simple “c’est OK”, ni un “je tiendrai bien jusqu’à l’été”, mais quelques questions honnêtes :

  • Est-ce que je dors bien, régulièrement ?
  • Est-ce que je récupère vraiment entre deux semaines intenses ?
  • Est-ce que j’éprouve encore du plaisir à piloter, ou surtout l’impression de “tenir” ?
  • Quels signaux j’ignore depuis trop longtemps (douleurs, irritabilité, difficultés de concentration, perte de motivation…) ?

Ce bilan peut se faire seul ou avec un médecin, un psy ou un pair de confiance. L’objectif : passer du flou (“je suis fatigué”) à quelque chose de plus précis (sommeil, charge mentale, isolement, perte de sens…).

Mais qu’on se le dise : oser en parler (à un associé, un pair, un professionnel) aide à normaliser le sujet.
Il ne s’agit pas de tout exposer aux équipes, mais d’assumer que même un dirigeant peut avoir besoin d’aide. Le message implicite devient alors : “ici, on a le droit d’aller bien… et parfois d’aller moins bien.”

#2 – Créer des espaces de soutien confidentiels

Les dispositifs les plus aidants combinent souvent :

  • des espaces collectifs : groupes de pairs, clubs, cercles de dirigeants pour parler des coulisses du rôle ;
  • et des espaces individuels : consultations psychologiques, supervision, coaching de dirigeants.

Nous nous y attarderons davantage à la fin de l’article mais le coaching offre un cadre structuré et confidentiel pour :

  • déposer la charge mentale,
  • revisiter sa façon de décider, de prioriser, de se protéger,
  • faire le lien entre ce que le dirigeant vit et ce que cela produit dans l’organisation.

Ce n’est pas un signe de faiblesse, mais un outil de lucidité et de régulation, au même titre qu’un suivi financier ou juridique !

#3 – Passer d’une logique “réparation” à une vraie prévention

Aujourd’hui, beaucoup d’actions arrivent trop tard : après un burn-out, une crise majeure, une rupture personnelle…

Travailler vraiment la prévention, c’est :

  • repérer ses signaux d’alerte : troubles du sommeil, irritabilité, douleurs récurrentes, perte de plaisir, confusion dans les décisions…
  • installer quelques routines de récupération réalistes : plages sans mails, temps de réflexion protégés dans l’agenda, activité physique, respiration, donc en soi de vrais moments de déconnexion,
  • se former à des outils simples de gestion du stress, de l’énergie, du sommeil.

De plus en plus d’acteurs QVCT intègrent ces dimensions dans leurs ateliers et programmes de santé mentale et physique au travail, en incluant désormais aussi les dirigeants dans les publics concernés.

#4 – Adapter les dispositifs à la réalité de l’entreprise

Il n’y a pas de modèle unique ; l’important, c’est l’ajustement.

Dans une TPE / PME, quelques éléments peuvent suffire à changer la donne :

  • un bilan annuel structuré pour le ou les dirigeants,
  • quelques séances de coaching ciblé dans l’année,
  • un temps fort dédié à la santé des dirigeants, intégré aux démarches QVCT.

Dans une ETI / GE, on peut aller plus loin :

  • inscrire explicitement la santé des dirigeants dans la politique QVCT et la prévention des RPS, 
  • combiner ateliers, accompagnements individuels, indicateurs de suivi,
  • créer des espaces de dialogue réguliers pour les membres de la direction.

L’objectif n’est pas d’avoir le plus gros programme, mais un dispositif crédible, utilisé, pérenne.

4 - Le coaching de dirigeants : un levier sous-côté pour tenir dans la durée

coaching-de-dirigeants

Dans ce décor planté, le coaching de dirigeants n’est ni une baguette magique ni un gadget. C’est un levier complémentaire, centré sur la posture et le long-terme, qui mérite davantage d’attention.

Un espace pour respirer et décider autrement

Concrètement, un accompagnement de ce type permet au dirigeant de :

  • mettre des mots sur sa fatigue, ses tensions, ses contradictions,
  • prendre du recul sur son organisation, sa relation au temps, ses priorités,
  • tester d’autres façons de décider, de communiquer, de déléguer.

On ne vient pas chercher une “recette miracle”, mais un regard externe pour retrouver de la marge de manœuvre.

Un travail sur la posture, plus que sur les outils

Le cœur du travail porte souvent sur :

  • la relation à la performance (tout contrôler vs accepter l’imperfection),
  • la capacité à dire non, à fixer des limites réalistes,
  • la place accordée à la vulnérabilité et au soutien.

Au fil des séances, on observe fréquemment :

  • une meilleure articulation vie pro / vie perso,
  • une délégation plus assumée,
  • une communication plus claire avec les équipes,
  • et ce sentiment précieux de ne plus porter le rôle complètement seul.

Pour certains dirigeants, quelques séances suffisent à réorienter la trajectoire, ou au moins à éviter un décrochage.

Conclusion : que faire de ce constat ?

santé-physique-des-dirigeants

Les données 2025 sont sans ambiguïté : la santé des dirigeants se dégrade, physiquement comme psychologiquement, avec une hausse des troubles (douleurs, troubles du sommeil, anxiété…) et un recours encore limité aux dispositifs d’accompagnement.

On ne peut plus traiter la santé des dirigeants comme un sujet périphérique ou strictement individuel. C’est un vrai enjeu de gouvernance, de QVCT et de performance durable.

Les premiers pas peuvent rester simples :

  • se poser un vrai diagnostic personnel,
  • ouvrir la discussion dans un cercle restreint (associés, conseil, pair de confiance) ;
  • s’autoriser un espace de soutien (groupe de pairs, coaching, consultation) ;
  • tester un dispositif pilote, plutôt que viser d’emblée un grand plan théorique.

La manière de faire sera différente d’une entreprise à l’autre, d’un humain à l’autre. Mais l’idée de fond reste la même : investir dans la santé des dirigeants, c’est investir dans la lucidité, la stabilité et la résilience de toute l’organisation.

Si vous êtes dirigeant(e) et que vous vous reconnaissez dans ces lignes, un premier pas peut simplement consister à en parler – à un pair, à un proche, à un professionnel ou à un coach – avec cette conviction :

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Objectifs : Développer les conditions pour agir de manière plus lucide et vertueuse pour soi et les autres.

Serious game > Saison Une histoire singulière

27 épisodes (de 5 à 30 mins)

  • 7h30 de scénarios interactifs & 6h d'exercices guidés 
  • Des jeux et exercices à réaliser à plusieurs 
Fondamentaux

Modalités : 4 épisodes - Temps total : 1h15

 

Synopsis : Suite à la naissance de Myriam, ses parents découvrent comment certains mécanismes façonnés dès notre enfance influencent leurs comportements.

 

Objectifs : Appréhender les mécanismes internes qui influencent nos comportements sous l'angle de l'Analyse Transactionnelle.

 

Épisodes :

  • Appréhender sa valeur et celles des autres

  • Satisfaire ses soifs

  • La structure de la personnalité

  • Se raconter l'histoire de sa vie

Conscience de soi

Modalités : 10 épisodes - Temps total : 3h15 de scénarios interactifs + 1h d'exercices guidés

 

Synopsis : Myriam qui est stressée à cause d'une charge de travail élevée qu'elle subit, va apprendre à accompagner ses émotions et réguler ses états internes. Et pour que la situation évolue, elle va explorer ses croyances limitantes pour oser dire non et préserver sa charge mentale.

 

Objectifs : Développer une conscience plus aiguisée de la façon dont je perçois, traite et interprète les pensées et émotions. Influer sur son corps, pour agir avec plus de lucidité, sérénité et authenticité.

 

Capacités & Épisodes : ➡️ 3 niveaux de développement

 

Influencer ses modèles mentaux : Comprendre les différents mécanismes et filtres qui construisent notre réalité. Appréhender sa relation aux choix. Rationaliser et nuancer ses réactions face à des situations difficiles. Prendre conscience de ses réactions automatiques, pour pouvoir faire évoluer ses comportements.

  • Un réalité, des réalités

  • Je vois ce que je crois

  • Choisir en conscience

  • Faire évoluer ses pensées automatiques

 

Accompagner ses émotions : Ressentir et identifier les émotions. Appréhender les sentiments parasites et accompagner les émotions authentiques. Appréhender l'intelligence émotionnelle.

  • Les émotions, logique !

  • Au cœur des émotions

  • Vers l'intelligence émotionnelle

 

Influer sur son corps : Être capable de réguler sa respiration et son rythme cardiaque pour diminuer son stress. Choisir, susciter et stabiliser un état interne positif dans des situations vécues ou à venir.

  • Gérer son stress

  • Vivre au bon rythme

  • Se faire un "bon film"

Estime de soi

Modalités : 13 épisodes - Temps total : 2h30 de scénarios interactifs + 5h d'exercices guidés

 

Synopsis : Myriam qui souhaite voir évoluer sa carrière professionnelle va développer sa capacité à agir, prendre conscience de ses besoins, capacités et aspirations, pour se découvrir au meilleur d'elle-même et enfin, se sentir à sa place.

 

Objectifs : Intégrer ses besoins et valeurs, et favoriser une image positive de soi-même. Développer sa capacité à agir de manière vertueuse vers un contexte souhaité, en mobilisant ses habilités.

 

Capacités & Épisodes : ➡️ 3 niveaux de développement

 

Appréhender & satisfaire ses besoins : Prendre conscience et satisfaire ses valeurs, besoins personnels et interpersonnels pour développer son énergie.

  • De la survie à la réalisation de soi

  • Entre convictions et sens de la vie

  • Besoins interpersonnels et estime de soi

 

Intégrer sa valeur : Prendre conscience de sa valeur, de ses réalisations probantes et capacités pour développer ses points d'appui.

  • Et mes fiertés alors ?

  • Sur quoi puis-je m'appuyer ?

  • L'expérience de se voir belle/beau

 

Déterminer ses aspirations : Définir des objectifs SMARTS et se projeter dans un futur désirable, à partir de ses envies et aspirations personnelles.

  • La liste de mes envies

  • Définir le cap

  • Aller vivre en harmonie

 

Faciliter sa capacité d’action : Expérimenter de nouveaux comportements avec efficacité et en toute sécurité.

  • Vivre de nouvelles expériences

  • Préserver son écologie

  • Je suis ok ! Et pas "seulement si"

Bonus (disponible dans le parcours complet ou la méta-capacité) :

  • Une surprise ! 😉

Estime de soi

Une histoire singulière

Myriam nait "Princesse", être en devenir, ses premières nécessités sont de satisfaire ses besoins vitaux auprès de son entourage. Elle va alors déployer des stratégies dont les résultats vont l'amener à construire ses premières convictions, qui façonneront sa personnalité.

Ainsi prendra forme sa carte du monde et avec elle, l'histoire de sa vie qui s'écrit inconsciemment. Elle constituera une part conséquente du chemin qui la dirigera vers son destin.

Devenue adulte elle est confrontée à une surcharge de travail, du stress, la peur de dire non... Mais douée d'une plus grande capacité de jugement, s'offre à elle la possibilité d'agir en conscience, ou comme une marionnette tirée par des fils, en faisant corroborer le monde avec sa carte et son histoire.

Elle décide alors de découvrir ses filtres, croyances et émotions qui guident sa vie et développe son estime de soi. En développant sa capacité d'agir en harmonie avec son identité et ses besoins, elle devient alors pleinement actrice de sa vie professionnelle !

Et si cette histoire était la vôtre ? ;)